Abdoulaye Yéro Baldé
Abdoulaye Yéro Baldé fait partie des neuf candidats validés pour la présidentielle du 28 décembre 2025, un scrutin organisé dans le cadre de la transition post-2021 sous l’égide de la Cour suprême. Sa candidature a été officiellement enregistrée fin octobre auprès du greffe de la Cour suprême, figurant en sixième position sur la liste finale. Cet économiste de formation se présente sous la bannière de son nouveau parti, le Front pour la Démocratie en Guinée (FRONDEG), créé après son départ du gouvernement.
Biographie
Abdoulaye Yéro Baldé fait partie des neuf candidats validés pour la présidentielle du 28 décembre 2025, un scrutin organisé dans le cadre de la transition post-2021 sous l’égide de la Cour suprême. Sa candidature a été officiellement enregistrée fin octobre auprès du greffe de la Cour suprême, figurant en sixième position sur la liste finale. Cet économiste de formation se présente sous la bannière de son nouveau parti, le Front pour la Démocratie en Guinée (FRONDEG), créé après son départ du gouvernement.
Parti politique
Front pour la Démocratie en Guinée
Programme de société
Découvrez les positions de Abdoulaye Yéro Baldé sur les grands thèmes
Éducation
Recherche et innovation
Intégrer les innovations et les technologies Utiliser l’intelligence artificielle et les plateformes mobiles pour le suivi des apprentissages et la formation des enseignants. Déployer des programmes de rattrapage et d’apprentissage accéléré pour les enfants déscolarisés. Lancer une réforme législative pour encadrer la gouvernance unifiée de l’éducation. Créer un fonds national pour l’éducation de base, alimenté par les revenus miniers. Déployer un programme pilote de scolarisation universelle dans les zones à faible taux de scolarisation. Élaborer une stratégie nationale pour l’éducation inclusive, avec des cibles claires pour les enfants vulnérables. Unifier la gouvernance du système éducatif Créer un ministère unique de l’éducation et de la formation, en fusionnant les trois ministères actuels (MENA, MERFPET, MESRS) pour améliorer la coordination, la planification et la redevabilité. Mettre en place une plateforme nationale de pilotage avec des indicateurs de performance partagés et des tableaux de bord accessibles. Déployer des écoles mobiles ou de proximité dans les zones reculées, comme en Éthiopie ou au Kenya.
Enseignement secondaire et technique
Construire 8 000 écoles et 3 000 lycées. Financement : FSE Simandou + IDA (BM).
Condition des enseignants
Recruter 50 000 enseignants. Financement : 0,6 % du PIB + recettes digitalisées. Doubler progressivement le salaire des enseignants en 5 ans, avec des primes et recruter 5 000 nouveaux enseignants en 5 ans avec la mise en place d’un programme spécial d’acquisition de logements pour le personnel de l’éducation.
Économie
Finance publique et fiscalité
Promouvoir l’assainissement des finances publiques et la réforme du système fiscal et bancaire Les solutions du BL sont : 1. Renforcement de la transparence et de la redevabilité 2. Révision de la structure des dépenses Mettre en œuvre un système de suivi budgétaire participatif impliquant la société civile, comme recommandé dans le Summary_Guinea Business Case_2pages_finances publiques. [Summary_Gu...publiques] Publier régulièrement des rapports d’exécution budgétaire accessibles au public, comme celui analysé par Waleed Rashwan Mahran Rashwan. Réduire les dépenses non productives (ex. masse salariale rigide représentant 49,4 % des dépenses ordinaires). Réallouer les ressources vers les secteurs sociaux sous financés : santé (3,55 %), protection sociale (0,21 %), genre et famille (0,11 %). 3. Renforcement de la gestion de la dette Appliquer les recommandations du 2014_07_Revue reforme des finances publiques pour une gestion proactive de la dette et éviter l’accumulation d’arriérés. 4. Réforme du système fiscal Modernisation de l’administration fiscale Digitaliser les procédures fiscales pour améliorer la collecte et réduire les fraudes. Former les agents fiscaux à l’analyse des flux financiers illicites et à la fiscalité locale. Élargissement de l’assiette fiscale Intégrer le secteur informel dans le système fiscal via des mécanismes incitatifs. Mettre en œuvre une fiscalité progressive pour réduire les inégalités. Partenariats stratégiques Renforcer la coopération avec des partenaires comme l’UNICEF £pour mobiliser des ressources domestiques et améliorer la budgétisation sensible aux enfants et aux vulnérables. 5. Réforme du système bancaire Accès au crédit pour les PME et les jeunes Créer des fonds de garantie pour faciliter l’accès au financement. Encourager les banques à développer des produits adaptés aux entrepreneurs locaux. Régulation et supervision Renforcer les capacités de la Banque Centrale pour surveiller les risques systémiques. Mettre en place un cadre de régulation procyclique, comme proposé dans le texte initial, pour stabiliser le système en période de contraintes financières. Inclusion financière Promouvoir la bancarisation via le mobile banking et les services financiers digitaux. Déployer des campagnes d’éducation financière ciblées. 6. Appui à la réforme via des projets structurants Intégrer les réformes dans les Programmes Triennaux d’Investissement (PTI) et le Budget Spécial d’Investissement (BSI), Valoriser les initiatives du BL qui propose une refonte de l’État et une réforme profonde du système fiscal et bancaire.
Agriculture et souveraineté alimentaire
12. Mettre en œuvre un Plan National de Souveraineté Alimentaire visant l’autosuffisance dans cinq filières prioritaires (riz, maïs, manioc, fruits, produits d’élevage. Financement : FAO/BAD + rentes agricoles. 13. Tripler le budget destiné à l’agriculture en améliorant la subvention à l’hectare. Financement : onds agricole + taxes ciblées. 14. Réguler importations agricoles selon production locale. Financement : fonds compétitivité + stabilisation
Eau et électricité
Accès à l’électricité et électrification
Électrifier 10 000 localités Financement : FSE + green bonds énergie
Commerce & Industrie
Industries locales et PME
PME, diaspora et innovation 15. Soutenir la montée en puissance des industries locales : ciment, matériaux de construction, textile, pharmaceutique, transformation agricole. Financement : PPP + taxe mines + fin des exonerations inefficaces. 16. Créer un fonds de Garantie pour faciliter l’accès au crédit des PME et startups. Financement : réallocation budgétaire + taxe sur rente télécom/mines. 17. Mettre en place un fonds « Diaspora Invest » cofinancé par l’État et les investisseurs guinéens à l’étranger. Financement : apport État via économies budgétaires + diaspora (obligations, equity)
Industries locales et PME
PME, diaspora et innovation 15. Soutenir la montée en puissance des industries locales : ciment, matériaux de construction, textile, pharmaceutique, transformation agricole. Financement : PPP + taxe mines + fin des exonerations inefficaces. 16. Créer un fonds de Garantie pour faciliter l’accès au crédit des PME et startups. Financement : réallocation budgétaire + taxe sur rente télécom/mines. 17. Mettre en place un fonds « Diaspora Invest » cofinancé par l’État et les investisseurs guinéens à l’étranger. Financement : apport État via économies budgétaires + diaspora (obligations, equity)
Eau et Electricité
Gouvernance locale et décentralisation énergétique
Électrifier 10 000 localités Financement : FSE + green bonds énergie
Jeunesse
Sports, arts et culture
Emploi & Égalité 18. Créer 300 000 emplois jeunes par apprentissage Financement : fonds Emploi (5 % rentes minières) + BIT/BM. 19. Lancer Fonds de Garantie Entrepreneuriale Financement : 0,3 % du PIB minier. 20. Moderniser 50 000 ateliers artisanaux Financement : fonds économie locale + FIDA. 21. Créer un fonds de Protection sociale pour le secteur informel Financement : contribution solidaire + BIT
Médias & TIC
Inclusion numérique & E-Gouvernance
Créer un Guichet Unique e-État Financement : économies administratives + BM e-Gov. 31. Connecter 1 000 écoles & centres solaires Financement : UE Global Gateway + KfW. Numérique 28. Former 50 000 jeunes au numérique Financement : fonds Emploi + GIZ/AFD/UE. 29. Déployer le backbone numérique souverain Financement : télécoms + BAD/BM
Mines
Gouvernance Minière
10. Mener un audit complet et transparent des contrats miniers et renégocier ceux qui ne garantissent pas une juste part à l’État et aux populations. 11. Élaborer une vision stratégique qui permet au pays de bénéficier davantage de ses immenses ressources naturelles et faire des ressources minières un catalyseur pour la diversification économique et le développement national
Santé
Accès aux soins de santé primaires
Santé Financement : FSE + BAD + PPP. 8. Créer une couverture maladie universelle avec des régimes d’assurance santé et un Registre Social Unique ciblant les ménages vulnérables. Financement : réforme dépenses publiques. 9. Renforcer la gratuité soins maternels & infantiles. Financement : fonds Santé + BM
Ressources humaines en santé
Doubler les effectifs en recrutant massivement, former, motiver et mieux répartir les agents de santé sur tout le territoire. Financement : taxe santé 0,5 % + GAVI + BM. 7. Doubler les salaires du personnel médical, paramédical, et instaurer des primes de ruralité et des formations continues certifiés ainsi que la mise en place d’un programme spécial d’acquisition de
Transports & Travaux publics
Infrastructures routières
Infrastructures 22. Mettre en œuvre le schéma directeur des infrastructures intégrant routes, rail, aéroports et voiries urbaines, et le Plan Mobilité Conakry 2030. Financement : PPP + BM. 23. Créer un Fonds d’Investissement Ferroviaire. Financement : fonds ferroviaire (1 000 GNF/litre) + PPP + BM. 24. Consacrer 5 % du PIB aux infrastructures routières, construire ou réhabiliter au moins 800 km de routes par an 25. Réhabiliter 5 000 km de routes Financement : FER + 1 % rentes minières
Administration publique
Gouvernance vertueuse et lutte contre la corruption
Gouvernance et Exécution 32. Créer une Haute Autorité pour la Transparence dotée de pouvoirs d’enquête et de sanction. 33. Rendre obligatoire la déclaration et la publication du patrimoine de tous les responsables publics au début et à la fin de leur mandat. 34. Publier chaque année la liste des avantages (primes, logements, indemnités) des hauts responsables. 35. Réduire de moitié le nombre d’Établissements Publics Administratifs (EPA) (de 150 à 80) et le parc automobile de l’État avec un moratoire de 3 ans sur les achats de véhicules. 36. Réaliser 3 000 milliards de GNF d’économies annuelles (10 % des dépenses totales) par la réduction du train de vie de l’État.
Contexte électoral
Ancien ministre et haut responsable des finances publiques, Abdoulaye Yéro Baldé est candidat à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 sous la bannière du Front démocratique de Guinée (FRONDEG), formation politique qu’il a fondée après son départ du gouvernement. Sa candidature a été validée par la Cour suprême dans le cadre du processus électoral organisé durant la transition ouverte en 2021. Économiste de formation, il se présente comme une alternative politique fondée sur l’expérience de l’État, la rigueur de gestion et le respect de l’ordre constitutionnel.
Parcours personnel et professionnel
Carrière et expérience professionnelle du candidat
Né en 1965 à Gagnoa (Côte d’Ivoire), Abdoulaye Yéro Baldé dispose d’un parcours académique et professionnel marqué par une forte exposition internationale. Il est diplômé d’un MBA de la Columbia Business School, et a également suivi des formations à la Sorbonne et à l’École des Ponts et Chaussées de Paris.
Il débute sa carrière comme économiste à la Banque mondiale entre 1996 et 2002, participant à l’élaboration de programmes macroéconomiques pour plusieurs pays en développement. Parallèlement, il enseigne l’économie à l’Université de Conakry, où il s’engage dans la formation des cadres guinéens.
Entre 2005 et 2010, il évolue dans le secteur minier international, notamment au sein de Global Alumina à New York et de la Guinea Alumina Corporation (GAC), où il contribue à la structuration financière de projets industriels stratégiques, dont la raffinerie d’alumine de Sangarédi.
De 2010 à 2015, il occupe le poste de premier vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée, prenant part à la conduite de la politique monétaire, à la régulation bancaire et aux travaux de révision des contrats miniers.
Nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique en janvier 2016, il conduit jusqu’en février 2020 plusieurs réformes du système universitaire, axées sur la modernisation des infrastructures, la révision des programmes, la promotion de la méritocratie et le renforcement des partenariats académiques. En février 2020, il démissionne de ses fonctions ministérielles pour marquer son opposition au projet de troisième mandat présidentiel, invoquant son attachement au respect de la Constitution.
Depuis lors, il a exercé diverses responsabilités au sein d’instances financières et stratégiques, notamment au conseil d’administration de la Société Générale Guinée (2022–2025), puis en tant que président du conseil d’administration de Coris Bank International Guinée à partir de septembre 2025.
Engagements politiques et programme
Engagements politiques et programme
À travers le FRONDEG, Abdoulaye Yéro Baldé porte un programme structuré autour de 36 mesures clés visant à refonder la gouvernance publique et à relancer le développement économique et social. Son projet met l’accent sur la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens, la transparence de l’action publique et la rationalisation des dépenses de l’État.
Sur le plan institutionnel, le programme prévoit le renforcement des mécanismes de lutte contre la corruption, l’obligation de déclaration de patrimoine des responsables publics, la réduction du train de vie de l’État et la modernisation de l’administration.
Sur le plan économique, il propose une meilleure gouvernance du secteur minier, le développement de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire, le soutien aux PME, à l’innovation et à l’investissement de la diaspora, ainsi qu’un effort soutenu en faveur des infrastructures de transport, d’énergie et du numérique.
Les volets sociaux occupent une place centrale, avec des engagements chiffrés en matière d’éducation, de santé, d’emploi des jeunes, de protection sociale et de réduction des inégalités. Le programme met également en avant la valorisation du capital humain comme levier principal du développement.
Signification de sa candidature
La candidature d’Abdoulaye Yéro Baldé s’inscrit dans une démarche de repositionnement du débat politique autour des enjeux de gouvernance, de compétence et de respect des règles constitutionnelles. Son profil, à la croisée de l’administration publique, du secteur financier et du monde académique, le distingue dans un paysage politique marqué par de fortes polarisations.
En se présentant à l’élection présidentielle de 2025, il entend proposer une alternative fondée sur une gestion technocratique de l’État et sur une réforme en profondeur des pratiques de gouvernance, tout en cherchant à mobiliser un électorat sensible aux questions d’intégrité institutionnelle et d’efficacité économique.