CONAKRY – Par un arrêté publié ce samedi 27 décembre 2025, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, M. Ibrahima Kalil Condé, a défini le cadre sécuritaire exceptionnel entourant l’élection présidentielle du 28 décembre. Ce dispositif réglementaire prévoit notamment la fermeture des frontières nationales et des restrictions de circulation sur l’ensemble du territoire.
Verrouillage des accès au territoire
Le ministère a ordonné une suspension temporaire des mouvements transfrontaliers afin de sécuriser le processus électoral. Selon l'article 2 de l'arrêté n°1397/MATD/CAB/SGG :
Frontières terrestres et maritimes : Elles sont fermées du samedi 27 décembre à minuit jusqu’au dimanche 28 décembre à minuit.
Frontières aériennes : Le trafic est suspendu le dimanche 28 décembre entre 5h00 et 20h00.
Restriction de la circulation routière
Le dimanche 28 décembre, la circulation de tout engin roulant, incluant les véhicules automobiles, les motos et les tricycles, est interdite de 6h00 à 18h00 sur toute l’étendue du territoire national.
L’administration prévoit toutefois des exceptions pour les services essentiels. Sont autorisés à circuler :
Les engins des forces de défense et de sécurité.
Les véhicules de la Direction Générale des Élections (DGE) et de l’Observatoire National (ONASUR).
Les ambulances et les véhicules de secours d’urgence.
Pour les cas de nécessité dûment justifiée, des laissez-passer codifiés pourront être délivrés par le Poste de Commandement Opérationnel de Sécurité Intérieure (PCO-SI) ou la DGE.
Maintien de l’ordre public
Le texte ministériel précise plusieurs interdictions strictes pour la journée de vote, de 6h00 à 18h00, notamment concernant les attroupements non autorisés à proximité des bureaux de vote. Le port d’armes, même pour les citoyens disposant d'un permis légal, est formellement interdit dans les périmètres des centres de vote. De manière générale, toute activité susceptible de troubler l’ordre public est proscrite.
Le ministère rappelle que toute violation de ces dispositions exposera ses auteurs aux sanctions prévues par la loi. Les autorités préfectorales, régionales et les responsables des forces de sécurité sont chargés de l'application immédiate de cet arrêté.

